Parcoursup, le passage obligé...😬
Entre les échéances pour les voeux, les discussions interminables sur « le bon choix », les montagnes russes émotionnelles de l’adolescence et vos propres responsabilités professionnelles, la période de l’orientation peut vite devenir une source de stress intense pour toute la famille. Beaucoup de parents le disent : ils sont physiquement au travail, mais mentalement happés par les dossiers, les vœux et les inquiétudes pour l’avenir de leur enfant.
Et toi dans tout ça ? Tu tiens, mais à quel prix ? La clôture des souhaits se profile à l’horizon et la pression augmente…
Tu continues à travailler, même si tu as la tête ailleurs.
Tu te sens :
– plus fatigué(e)
– moins disponible
– plus tendu(e)
Mais tu fais de ton mieux car tu traverses une période exigeante.
66% des lycéens sont stressés à l’ouverture de Parcoursup et 74% des parents estiment manquer d’information pour accompagner efficacement leurs enfants. Ça fait beaucoup.
💡Bonne nouvelle : il est possible d’accompagner son adolescent avec justesse, sans que cela n’envahisse toute ta vie professionnelle (et personnelle). Voici des repères concrets pour traverser cette période avec plus de sérénité.
Comprendre pourquoi l’orientation est si éprouvante pour les parents
Avant de chercher des solutions, il est utile de mettre des mots sur ce qui se joue.
- Un enjeu symbolique fort : l’orientation touche à l’avenir, à la réussite, parfois à nos propres projections ou regrets.
- Un système anxiogène : Parcoursup, ses délais, ses algorithmes et son vocabulaire administratif renforcent le sentiment de perte de contrôle.
- Des émotions adolescentes intenses : stress, découragement, opposition, indécision… qui rejaillissent sur l’équilibre familial.
- Une charge mentale supplémentaire : recherches d’informations, rappels de dates, comparaisons, anticipation des plans B.
Résultat : fatigue mentale, baisse de concentration au travail, irritabilité, sentiment d’être « nulle part à 100 % ».
Clarifier votre rôle : accompagner, pas décider
L’un des premiers leviers pour réduire la pression est de redéfinir votre place.
Votre rôle n’est pas de :
- choisir à la place de votre adolescent,
- porter seul la responsabilité de ses décisions,
- garantir un parcours « sans erreur ».
Votre rôle est de :
- offrir un cadre sécurisant,
- aider à explorer les options,
- poser des questions qui font réfléchir,
- rappeler que l’orientation n’est pas irréversible.
👉 Moins vous portez le choix comme une responsabilité personnelle, moins il envahit votre esprit au travail.
Poser des temps dédiés pour éviter l’envahissement mental
Quand on n’organise rien, l’orientation s’invite partout : le soir tard, le matin pressé, entre deux réunions, voire en pleine visioconférence.
Quelques bonnes pratiques :
- Fixer des créneaux précis (ex. : un soir par semaine ou un moment le week-end) pour parler orientation.
- Lister les sujets à aborder à l’avance pour éviter les discussions en boucle.
- Centraliser les informations (dossier, dates, identifiants) dans un seul espace partagé.
Cela permet à votre cerveau de « lâcher » le sujet en dehors de ces moments, et de retrouver plus de disponibilité mentale au travail.
Gérer les tensions et les déceptions sans s’épuiser
Refus sur Parcoursup, vœux non alignés, motivation en dents de scie… ces situations génèrent souvent des conflits.
Quelques repères utiles :
- Accueillir l’émotion avant de chercher la solution (« Je vois que tu es déçu / en colère »).
- Éviter les comparaisons (avec les frères et sœurs, les cousins, les enfants des amis).
- Distinguer votre stress du sien : ce qui vous inquiète n’est pas toujours ce qui l’inquiète.
- Rappeler qu’un refus n’est pas un jugement de valeur.
👉 Moins de conflits émotionnels à la maison, c’est aussi moins de rumination pendant les heures de travail.
Protéger votre concentration et votre implication professionnelle
Il est normal que cette période ait un impact sur votre travail. L’objectif n’est pas d’être parfait, mais de limiter les dégâts.
- Externaliser ce qui peut l’être : écrire vos inquiétudes, faire des listes, en parler à un tiers.
- Accepter une baisse temporaire de performance (sans culpabilité excessive).
- Prévenir si nécessaire : dans certains environnements, dire que vous traversez une période familiale chargée peut soulager la pression.
- Vous accorder des pauses mentales : respiration, marche, micro-coupures pour éviter la saturation.
Un parent épuisé est moins aidant qu’un parent imparfait mais plus disponible.
Se faire aider : un choix responsable, pas un aveu d’échec
Orientation scolaire, coaching, psychologue de l’adolescent, ateliers parents… s’entourer peut faire une vraie différence.
Les bénéfices sont doubles :
- votre adolescent bénéficie d’un regard neutre,
- vous sortez du rôle de « pilote unique » du projet.
👉 Cela allège la charge mentale et l’impact sur votre vie professionnelle.
💡Contact utile: l’association Créé ton Avenir, via son programme Solution Orientation, a développé un parcours d’accompagnement unique combinant des ressources et des conférences pour les parents, des ateliers dédiés aux collégiens et lycéens et des supports et formations à destination des enseignants.
En conclusion : viser l’équilibre, pas le contrôle
L’orientation est une étape importante, mais ce n’est ni un verdict définitif, ni une course contre la montre existentielle. En posant un cadre clair, en partageant la responsabilité et en prenant soin de votre propre énergie, vous aidez votre adolescent… tout en vous préservant.
Et si cette période vous semble parfois chaotique, rappelez-vous : ce n’est pas un signe que vous faites mal, c’est un signe que vous êtes impliqué.
Liens utiles:
L’Association Créé ton Avenir
Le programme Solution Orientation
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